Marion Lachaise réalise des autofilmages, une pratique aussi ancienne que la vidéo dont elle se sert avec une rare liberté. Et une subtilité qui la rend véritablement inclassable. Ni réelle ni totalement virtuelle, la figure qu'elle invente donne malgré tout le ton : il s'agit d'un personnage qui semble tout droit sorti du tube cathodique, Jolly Psykrine, mi-femme mi-monstre, entre la vamp, la fée extravagante et la déesse aux traits qui se transforment au gré de confidences inconvenantes ou aux conseils impudiques. Assis sur un canapé confortable, vous aurez ainsi tout loisir d'assister à plusieurs séquences bien perturbantes. 1
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GIQUEL Pierre, extrait de « Autofilmages à Zoo galerie avec Vidéoz'arts. Marion Lachaise : atypique », Ouest-France, juillet 2000. ↩