Les colifichets étaient ces petits ornements que l'on se « fichait » sur la coiffe pour être belle et séduire. Le terme a tourné à la dérision pour qualifier un objet de fantaisie sans grande valeur, voire d'un goût mesquin. La Zoo galerie lui redonne une couleur malicieuse : objet de fantaisie que l'on se « fiche » où l'on veut et dont la valeur prendra celle que vous lui concéderez. L'exposition est passionnante et devrait intéresser plus d'un collectionneur.
Zoo galerie, dont on connait les difficultés à trouver un lieu, quitte momentanément l'état de jachère, pour s'installer dans l'appartement de Patrice Joly.
Du même coup, les œuvres exposées sont de petit format, mais en grand nombre. L'accrochage transforme la pièce en étalage de marché. Sur une grande table en bois traversant l'appartement, un nombre impressionnant d'objets de toutes sortes est présenté, tel un inventaire étonnant, drôle, absurde et poétique.
Les sept artistes s'en donnent à cœur joie, proposant des œuvres malicieuses au goût parfois douteux (fétiche oblige), aux dérives tranquilles, aux sens tentaculaires. - Christophe Cesbron