À l’occasion des 25 ans de la revue 02, Zoo organise un festival pour accompagner le lancement du numéro 100.
Attention Deficit Disorder, le festival, a réuni artistes, performeurs, écrivains, poètes, vidéastes, réalisateurs, critiques d’art, directeurs de revues, joueurs d’échecs… dans une succession de rendez-vous tout au long de la semaine du 30 mai au 3 juin 2022 à Zoo au 12 rue Lamoricière, 44100 Nantes !
Le trouble de l’attention (Attention Deficit Disorder en anglais) qui affecte de plus en plus de monde et particulièrement les enfants servira d’anti-thématique à une manifestation dont l’intention est de refléter ce zapping perpétuel qui caractérise notre rapport à l’information et à la culture.
Le programme du festival reprend en partie le sommaire de la revue 02#100 qui lui-même a été affecté par une actualité disruptive, la guerre en Ukraine, d’où la réflexion sur les qualités supposées de joueur d’échec de Vladimir Poutine et l’invitation faite aux artistes ukrainiens-nes qui sont intervenu·es en direct ou en présentiel pendant le festival.
La suite du festival a fait la part belle aux écrivains·nes, performeurs·ses, vidéastes, poètes, et réalisateurs·trices dans un désordre programmatif parfaitement assumé !
Le festival s’est clôturé par un colloque dédié à la critique — anniversaire de la revue oblige — séparé en deux temps, un premier temps réservé à la situation de la critique d’art en région, un second temps orienté sur la diversité des nouveaux supports de la critique.
Poutine est-il un si bon joueur d’échecs ? Régulièrement affublé de la qualité de joueur d’échecs hors pair, voire de génie, ayant toujours un ou plusieurs coups d’avance sur ses adversaires, le leader russe est-il un « vrai » joueur d’échecs ? Pour le festival Attention Deficit Disorder, nous avons demandé à Jérôme Houdin, de l’association Route 64 de rejouer la mythique 13e partie du match entre le champion du monde Boris Spassky et le challenger Bobby Fischer en 1972 qui vit l’étoile du russe pâlir jusqu’à sombrer et celle du yankee monter au firmament ; sur fond de guerre froide qui nous renvoie à une actualité brûlante. La projection sera suivie d’une discussion sur les évolutions du jeu d’échec et conviera des personnalités marquantes du milieu comme le russe Kasparov ou l’américain Paul Murphy.
Dans le prolongement de la réflexion sur l’irruption d’une actualité disruptive, le festival Attention Deficit Disorder consacrera une soirée spéciale aux artistes ukrainien·ne·s en invitant Kristina Solomoukha, artiste d’origine ukrainienne vivant en France depuis la fin des années 1990 et Yan Bachynski, artiste ukrainien·ne en résidence à la cité internationale des arts de Paris à venir nous parler de la situation des artistes en Ukraine. Les deux artistes reviendront par ailleurs sur l’accaparement par la culture russe des cultures locales intégrées sans discernement dans le grand tout de la culture soviétique.
Le festival donnera également la voix aux artistes ukrainien·ne·s restés en Ukraine via un duplex.
Pour la sixième année consécutive, Les écritures bougées (Aziyadé Baudouin-Talec) fait son festival.
Un été vibrant s’annonce, faisant naître un week-end révolté à Nantes invité par Zoo Galerie, à Paris, à la Librairie A Balzac A Rodin et sur le Balcony à la Villette (en collaboration avec Duuu Radio) !
Les voix, les sons, les tsss tsss tsss, les vrrrrrrrr, les paf, les zoooom vont surgir de toute part ! L’excitation littéraire va suinter, vriller et s’enrouler dans l’air ! Youpla BOOM ! Le festival se déroulera sur trois jours et dans trois villes de 19h à 21h. Quatre artistes, écrivains ou chorégraphes viendront chaque soir faire vibrer l’espace de leur énergie fulgurante.
À Nantes pour le festival Attention Deficit Disorder*, la programmation mêlera poétes.sses, écrivains et artistes de différentes générations, faisant danser, trembler, bouger les lignes de l’écriture de la main, du corps et du son !
« Nous nous incrustons en live dans les images de notre film “Le culte du Stock” qui interroge les mécanismes d’invisibilisation des photographies de stock.
Les images de stock ou banques d’images sont soudain devenues ubiquitaires depuis le début du XXIe siècle, avec la diffusion en ligne et l’apparition de portails low cost – ou « microstocks » – tels que Shutterstock, iStockPhoto, Dreamstime, Fotolia ou Bigstockphoto. Les catalogues grossissent dans des proportions inédites. Les images sont produites à la chaîne et vendues à prix cassés. Leur utilisation massive les rend omniprésentes dans nos vies. Elles tapissent notre univers visuel, les murs des villes, les transports, les écrans, les médias, les films les plus divers, les documentaires à la télévision, les publicités, les magazines, les rapports annuels d’entreprises, les articles « pièges à clics », les packagings alimentaires, les emballages de produits high-tech, les emails, les mèmes, les cartes de vœux personnalisées, les bâches de chantiers, les flancs des voitures de location… »
La réalisatrice Sarah Klingemann nous propose une programmation de films allant des années 90 à nos jours, une réflexion sur l’architecture et la forme des villes, les rencontres amoureuses ou autres, le hasard, mais aussi l’errance et les frontières.