Pour son exposition personnelle à la Zoo galerie, Stéphane Calais a décidé de réaliser un ensemble inédit de pièces réunies en une seule grande installation. Reprenant, à sa manière, les barrières d'obstacles de concours hippiques, Calais ouvre un parcours obligatoire dans la galerie. Ces éléments peints sur bois conduisent le visiteur vers le fond du lieu où deux toiles sur châssis représentent chacune un frère de l'artiste, en l'occurrence Alexandre et Xavier Calais.
Pour la toile Alexandre l'artiste utilise un dessin où son frère s'est représenté en bûcheron, tronçonneuse à la main, avec en arrière-plan un camion américain. Sur la seconde toile est peint Xavier tel qu'il était jeune adolescent, habillé tel un page du XVIème siècle, sur une photographie familiale. Ces deux peintures "idéales" (les représentations fantasmées et incarnées des deux frères, les portraits en pied du héros ou de l'aristocrate) semblent contraintes par les obstacles et les décors que ceux-ci mettent en place ; se posent évidemment ici les questions d'image et de décoration chères à Stéphane Calais. Appuyant son propos, l'artiste "habillera" trois des quatre murs de la galerie avec un damier noir et blanc à la dimension du lieu. Ce damier, composé de peintures murales et de plaques de polystyrène blanc, semblera partie intégrante des "obstades", nombreux et divers par leur traitement et fabrication.