Invisible cities. Machinami, Japanese Urban Landscapes

Luxueuse première monographie, prolongeant un cycle de films inspiré par le mouvement d'architecture utopiste des Métabolistes, apparu en 1959 au Japon. Les vidéos rassemblent plusieurs portraits de villes japonaises, superposant des images de réalités urbaines et sociales, filmées et photographiées, à des images virtuelles.

Le travail de Pierre Jean Giloux se situe à la convergence de plusieurs pratiques : l'espace / volume et les images. Ses vidéos sont le résultat d'associations et d'hybridations. Utilisant les techniques numériques, il développe un travail de collage et de montage qui comprend parfois des séquences animées en 2 et 3 d.
Les interventions graphiques sur ses images lui permettent de créer des "mondes reconstruits" qui modifient les perceptions de la réalité. L'enjeu est de faire cohabiter le virtuel et le réel au sein d’un espace-entre et d'établir un dialogue pour les interroger.
L'exposition et la projection de ses films prennent la forme d'installations immersives, où le spectateur est invité à déambuler à l'intérieur de dispositifs multi-écrans. Les associations d'images donnent au regardeur la liberté d'inventer et de composer ses propres récits. Il projette également ses films dans le cadre de festivals d'art vidéo et numérique.
Intéressé par les formes urbaines et leurs évolutions, ses fictions prospectives ont pour point de départ les réalités urbaines et sociales filmées et photographiées. Elles sont prolongées par des images de synthèse, ce qui permet de situer sa pratique artistique proche de ce que l'on appelle communément la réalité augmentée.

Monographie de Pierre-Jean Giloux
Textes par Élie During, Ingrid Luquet-Gad, Pierre Musso, Vincent Romagny, Manuel Tardits Traduction par Jared Bly, Simon Pleasance

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