Alice Anderson

Le premier volume de la collection « Connexions/Collections » est consacré à l'artiste franco-britannique Alice Anderson qui a été invitée à dialoguer avec les objets du musée d'Art moderne de Fontevraud, en plaçant ses propres œuvres dans les interstices du parcours des collections permanentes. L'ouvrage contient des textes des commissaires de l'exposition ainsi qu'un entretien avec l'artiste. Elle est enrichie de nombreuses illustrations, incluant des prises de vue in situ.

Diplômée de l’École des beaux-arts de Paris en 2001 et du Goldsmiths College de Londres en 2004. Alice Anderson a réalisé, jusqu’en 2009, des films courts qui constituaient un « journal », une recherche sur le fonctionnement de la mémoire. Pendant ces années, son interaction avec des « objets-sujets » a préparé sa pratique de sculpture, utilisant notamment du cuivre qu’elle a extrait pour la première fois du réveil de son atelier et qui représente pour elle la connectivité du monde numérique. La pratique d’Alice Anderson est avant tout performative. Les performances rituelles génèrent dessins au pastel, dessins de fil de fer et sculptures en acier Corten.
Le cuivre est le métal le plus anciennement utilisé par l’humanité. Les Romains l’appelaient aes cyprium (métal de Chypre), chalcos en grec, donnant ensuite le terme cuprum, d’où le mot anglais de copper. Le « métal rouge », en réalité rose, a fait la fortune des cultures minoenne, mycénienne et phénicienne. Il démontre des capacités remarquables de conductivité et de chaleur. Il résiste à la corrosion et demeure très malléable.

Suivi éditorial par Patrice Joly
Textes par Dominique Gagneux, Gatien Du Bois
Traduction par Françoise Dubois

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